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Vers l’autonomie, à la Maison Relais Anef 15

5 juillet 2017

Le dispositif des Maisons Relais a été mis en place par la circulaire n°2002/595 du 10 décembre 2002. Ouverte en septembre 2009, à Aurillac, la Maison Relais ANEF accueille vingt locataires. Ce ne sont pas des résidents : ils ont des droits et des devoirs comme tout locataire de droit commun. Selon la loi, l’appellation exacte de cette forme d’habitat est une « Pension de famille ».

Stéphanie, hôte au sein de la Maison Relais, nous explique le rôle ce dispositif dans  l’intégration et la création de lien social.

Quelles sont les caractéristiques de cette Maison Relais ?

Le but est de proposer une solution de logement alternative et surtout adaptée aux besoins des personnes. Tel un entre-deux entre le logement autonome et le foyer ou lieu de vie hospitalier.
Les gens sont chez eux. Leur vie quotidienne est rythmée entre les temps collectifs, en ateliers, au sein de la cuisine, du salon, et leur quotidien dans leur logement individuel.

La plupart d’entre eux ont des pathologies psychiatriques qui pourraient vite venir envahir leur quotidien, s’ils vivaient dans un logement autonome.

Vous êtes l’une des trois hôtes au sein de la Maison Relais. Pouvez-vous nous parler de votre rôle primordial, au sein de celle-ci ?

Nos missions en tant que travailleurs sociaux vont être notamment d’apaiser leurs angoisses, leurs appréhensions… mais aussi trouver le moyen de leur redonner confiance en eux, en leurs aptitudes. Nous sommes présents du lundi au vendredi sur le lieu de vie. Durant la semaine, nous organisons plusieurs interventions sur des thèmes tels que « la gestion des soirées, des week-end », « aide et conseil sur le volet administratif »… Nous essayons de les aider dans leur quotidien, à trouver leurs propres stratégies, leurs solutions pour leur faciliter la vie et surtout apaiser leurs angoisses.

En tant qu’hôtes en Maison Relais, notre mission ne se limite pas à réaliser de l’animation. Lorsque nous réalisons des ateliers ce n’est pas l’aspect ludique qui prime mais bien le côté « utile » et transposable dans le quotidien. L’objectif est d’apporter de l’aide dans leur autonomie, tout en respectant leurs besoins, leurs rythmes.

En 2015, la Maison Relais et le DAHLIR Insertion ont débuté leur collaboration. Selon vous, de quelle manière les loisirs peuvent-ils participer au mieux-être des locataires ?

Nous avons commencé à proposer des séances hebdomadaires d’activités physiques et sportives aux locataires, avec le DAHLIR Insertion, en 2015. Jérôme Piganiol, éducateur sportif proposait des séances multi-activités afin qu’ils rééduquent, se réapproprient leurs corps. La fréquentation de ces séances d’activités hebdomadaires varie selon les pathologies des personnes. Parfois elles se sentent capables d’y participer. Il arrive que ce soit impossible pour elles. La moitié du collectif souffre d’une pathologie physique et ne se trouve pas en capacité de pratiquer une activité sportive.

Nous participons aux séances afin de les rassurer, les encadrer. Nous pratiquons avec eux une activité physique douce. Avant tout, l’idée est de dédramatiser la pratique de l’activité physique : la rendre ludique, conviviale. Jérôme est tout à fait dans là-dedans. Cela ne fait pas écho aux mauvais souvenirs que peuvent avoir les personnes de leurs cours d’EPS à l’école, par exemple.

C’est un moment de convivialité, de partage et aussi de rires. Ils nouent des relations. On voit rapidement les bénéfices sur les gens qui participent à ces séances. Ils sont fiers de ce qu’ils arrivent à faire. Cela rejoint notre projet d’intégration, nos missions, on ne pouvait que travailler ensemble.

Copyright - Dahlir 15 (http://dahlir15.fr)

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