Le dispositif IMPACT

11 décembre 2018

#Emploi #Insertion #Sport

IMPACT : c’est le nom choisi pour qualifier un dispositif innovant et made in Cantal.

Il a pour objectif de remobiliser les personnes éloignées de l’emploi, grâce aux pratiques alternatives complémentaires telles que la sophrologie, l’art-thérapie, l’acupuncture, le coaching sportif…

 

Pierre Savaric est le directeur de l’AFAPCA, la structure qui développe ce projet sur trois bassins de vie cantaliens : Aurillac, Mauriac et Saint-Flour. Déjà neuf mois que le dispositif accompagne des cantaliens en situation de précarité sociale.

Qu’est ce que le dispositif IMPACT ?

“IMPACT signifie “Insertion par la Mobilisation de Pratiques Alternatives Complémentaires sur le Territoire du Cantal”.

Si l’on devait résumer son action en un quelques mots, ce serait “Effet levier”.

 

L’idée est d’impacter la façon de penser des personnes que nous accompagnons. Leur priorité est de parvenir à régler les factures. Cependant, ils en oublient parfois l’essentiel, à savoir prendre soin d’eux. Le dispositif IMPACT est un sas de décompression. Il leur permet d’avoir une bouffée d’oxygène afin de remettre les choses à plat, pour se relancer dans une dynamique vers l’emploi.

 

Ce dispositif a pour la première fois été expérimenté en 2017 par le CIDFF, auprès d’un public féminin. À la suite de cette expérimentation, l’idée était de pouvoir l’élargir à un public mixte, sur l’ensemble du département cantalien. Depuis le mois d’avril 2018, c’est l’AFAPCA qui le développe.”

 

À qui s’adresse le dispositif ?

 

“Le dispositif IMPACT s’adresse aux personnes âgées de 26 à 62 ans, en situation de précarité sociale, qui ont pour objectif, un retour à l’emploi.

Nous travaillons en lien avec un réseau de partenaires locaux, qui orientent ces bénéficiaires, tels que Pôle Emploi, Cap Emploi, le Secours Populaire, les adultes relais des QPV, les animateurs des centres sociaux…”

 

IMPACT : Comment ça marche ?

 

“Un parcours “type” commence par l’orientation de la personne, via un travailleur social d’une des structures citées précédemment.

Nous la recevons durant un entretien préalable, afin de faire le point. Souvent, on se rend compte que la personne aborde plus facilement certains éléments avec nous. Maux de tête, de dos, manque de confiance en soi… derrière se cachent fréquemment des drames humains, familiaux.

À la suite de cet entretien individuel, nous assurons le lien avec le professionnel de pratique complémentaire (art-thérapie, sophrologie…) qui contactera le bénéficiaire.

À l’issue d’environ cinq séances, nous organisons un entretien de mi-parcours avec la personne et le professionnel. Il permet de se rendre compte si l’accompagnement a eu du sens et d’envisager les prochaines étapes.

Enfin, nous réalisons un bilan final où, en fonction des objectifs établis, nous préconisons certaines propositions comme poursuivre une activité physique (en lien avec le DAHLIR), rencontrer un spécialiste…

 

Ce n’est pas parce qu’on est en situation de précarité qu’il faut se priver de la pratique d’une activité physique.

Au contraire, celle-ci permet de se détendre, se sentir bien dans ses baskets. Et puis le positif amène le positif….

Notre mission est d’agir tel un levier pour l’emploi.”

 

Le bilan des neuf mois…

 

“En particulier dans le cas où les personnes ont été bien orientées par nos partenaires, on se rend compte qu’il y a bel et bien une évolution.

Parfois, nous n’avions pas présagé ce qui allait se passer pour la suite : certains ont repris contact avec des membres de leur famille, d’autre sont rapidement devenus autonomes, vont plus facilement vers les autres…

De manière générale, nous remarquons une progression au niveau de l’estime de soi, la création de lien social, une meilleure gestion de l’émotion (notamment grâce à la pratique de la sophrologie). Ils sont plus aptes à trouver en eux les ressources qui leur permet de mieux gérer leurs émotions.

 

Ce que l’on peut espérer, c’est que le dispositif IMPACT se pérennise. Nous espérons attirer davantage de professionnels bénévoles afin de toujours répondre aux besoins des bénéficiaires.

En neuf mois, nous avons accompagné environ 80 bénéficiaires. C’est du cousu-main, de la dentelle. L’accompagnement que nous proposons est individualisé et adapté au cas par cas.”

 

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