Patrick, président du Club de tir d’Aurillac

21 décembre 2018

“Le tir est un sport d’adresse qui demande énormément de concentration et d’effort physique”, explique Patrick Boutal, président de la Société de Tir d’Aurillac.

 

Lorsqu’il compare les bienfaits de ce sport au yoga, je ne peux m’empêcher de hausser un sourcil, dans l’expectative.

Le futur animateur fédéral, sourit en précisant : “Avant de tirer, on s’enferme dans sa bulle et on fait le vide en soi. Il faut apprendre à avoir une parfaite maîtrise de soi pour progresser. Chaque balle tirée est un défi avec soi même.”

 

Zéro tremblement. De la précision et de l’adresse. Même s’il n’a rien à voir avec la course, le vélo ou la marche, ce sport demande une réelle force physique et mentale.

Le plus vieil arbitre du Cantal va prochainement fêter ses 87 printemps et continue de pratiquer cette activité.

“L’avantage de ce sport est qu’on peut le pratiquer, se déplacer quel que soit son âge, son handicap et continuer de prendre du plaisir, en touchant au but !”

 

Quant aux bienfaits procurés par cette activité, ils sont nombreux : une meilleure réflexion dans les situations de crise, la capacité à rester calme, la gestion du stress et surtout de la maîtrise de soi

 

“La seule limite pour ce genre de sport c’est l’état psychique des gens. Il faut un esprit sain dans un corps sain, ainsi qu’une bonne symbiose entre les deux.  D’où la nécessité d’avoir un certificat médical datant de moins de 3 mois pour prendre une licence. Dès  l’âge de 8 ou 9 ans selon le gabarit, le jeune public peut s’initier à ce sport grâce à l’école de tir.”

 

Il y a quelques semaines, Jean-Renaud, chargé d’accompagnement DAHLIR a pris contact avec le club afin de faire part du projet d’un jeune homme hémiplégique qui souhaitait pratiquer le tir, en milieu ordinaire.

 

“Lorsque nous avons accueilli ce garçon, accompagné par le DAHLIR, nous avons commencé par lui enseigner le vocabulaire des pièces qui constituent une carabine, un pistolet et surtout les règles de sécurité. Bref, comme toute personne, nous lui avons appris ce que l’on peut et ne peut pas faire.

Afin de faciliter la superposition du guidon circulaire sur le visuel noir de la cible, il a utilisé une carabine. Il s’est rapidement pris au jeu lorsqu’il a touché le centre de la cible !”

 

Le seul regret du Président du Club ? L’accès aux sanitaires, à ce jour impossible, pour les personnes à mobilité réduite, ainsi que des locaux trop exigus, le stand mériterai d’être agrandi afin de permettre une circulation plus fluide pour les PMR. Pour autant, le jeune homme souhaite continuer à venir pratiquer cette activité au sein du club dès son retour en janvier.

 

Il est loin le temps où le tir à 10 mètres se pratiquait dans le grenier du haras d’Aurillac. Le club compte à ce jour 180 licenciés, de tout âge, pratiquant en compétition ou en loisir.

“C’est une belle discipline accessible au plus grand nombre, conclut Patrick Boutal, qui demande une belle maîtrise de soi.”

 

 

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